On peut recenser les impacts de la transformation digitale lorsqu’on parle de la Smart City selon 3 axes principaux. Le premier, bien sûr, est le rafraîchissement ou la mise à jour technologique.  Nous sommes tous au courant des améliorations technologiques spectaculaires qui se produisent dans le monde de l’IoT aujourd’hui, au Machine Learning et à l’intelligence artificielle, mais ce n’est pas le seul pilier. Ces technologies entraînent également la refonte des processus d’entreprise, ce qui constitue le deuxième pilier. Enfin le troisième axe de cette équation est en fait l’adaptation culturelle de la main-d’œuvre, qui pourrait même être le plus grand défi à relever.

Certains des obstacles sont de loin les silos des technologies et des personnes. Il existe de nombreux départements différents dans les organismes publics, des villes, des comtés, des États, aux autorités routières. Donc, dans l’ensemble, une stratégie de plate-forme de Smart City est vraiment ce qu’il faut. Cela inclut tous les capteurs sur le terrain, les dispositifs de pointe, l’infrastructure de liaison, ainsi que toutes les analyses de données.

Il est important de se rappeler que les organismes publics ont une gamme de neuf verticales qui sont généralement acceptées comme faisant partie du domaine de la Smart City. Il s’agit des infrastructures énergétiques, des transports, de l’eau et des eaux usées, de la gestion des déchets, des services publics, des services publics de police et des pompiers.

Quels sont les obstacles au déploiement des Smart Cities ?

L’un des plus importants est l’interopérabilité. Il y a quelques initiatives dans ce domaine en termes de normes qui font avancer les choses. On aspire, en effet, à instaurer une série de normes d’interopérabilité pour presque tous les appareils. Les besoins des utilisateurs est aussi l’un des plus grands obstacles. Il existe une pléthore de communautés de parties prenantes qui doivent être rassemblées. Il serait primordial de trouver leurs besoins, parvenir à un consensus et les affiner en exigences mesurables qui peuvent devenir une demande d’information ou un appel d’offres.

Quelle technologie choisir pour quel service ?

La caractéristique des projets de ville intelligente est qu’ils se réfèrent à une multitude d’applications, de la gestion des déchets à la mesure de la qualité de l’air, en passant par la sécurité et les relations avec les citoyens. Et chaque utilisation correspond à un réseau.

Tandis que l’utilisation des réseaux 5G et LTE-M est particulièrement pertinente pour le domaine de transport et de vidéosurveillance, LoRa se caractérise par une adaptabilité accrue aux domaines agriculture, éclairage et Smart Grid. Le NB-IoT est aussi applicable lorsqu’il est question de déterminer l’état du trafic et de l’éclairage.

Pour une Smart City le réseau est la partie la moins chère, il ne représente que 5 à 15% des coûts d’une solution, mais c’est un élément critique à choisir en premier puisqu’auparavant de nombreux déploiements ont été réalisés de manière isolée, sans vision globale, ce qui a empêché les villes de rentabiliser leurs projets.

Les autorités locales ont le choix entre un peu plus d’une demi-douzaine de réseaux pour leurs projets IoT et l’avantage est que chacun a ses propres caractéristiques et points forts.

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